Plus l’objet est nécessaire, plus son abus est ruineux. La plupart des malheurs des hommes viennent de l’abus de l’instrument le plus précieux de la vie — la raison.
Dieu nous a donné son esprit — la raison — afin que nous puissions comprendre et accomplir sa volonté ; mais nous employons cet esprit à accomplir nos propres volontés.
En devenant servante du vice, instrument des passions et défenseuse du mensonge, la raison n’est pas seulement corrompue, elle est aussi paralysée ; elle perd sa capacité à distinguer le vrai du faux, le bien du mal, le juste de l’injuste.
— Channing
Quand un être humain use de sa raison pour tenter de résoudre la question de savoir pourquoi le monde existe et pourquoi lui-même vit dans ce monde, il éprouve quelque chose de semblable à des nausées ou à un vertige. L’esprit humain ne peut pas trouver de réponses à ces questions. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que la raison n’a pas été donnée à l’être humain pour résoudre ces questions, que le simple fait de les poser indique une illusion intellectuelle. La raison ne résout qu’une seule question : « comment dois-je vivre ? » Et la réponse est claire : je dois vivre de telle sorte qu’il en soit bien pour moi et pour tous les autres hommes. Voilà ce dont tous les êtres vivants et moi avons besoin. Et la possibilité de cela est donnée à tous les êtres vivants et à moi. Et cette solution exclut les questions de pourquoi et de pour quoi faire.
Les personnes qui emploient leur raison sur des objets inutiles ressemblent à des oiseaux nocturnes qui voient dans l’obscurité mais sont aveuglés par la lumière du soleil. Leur esprit est très perspicace quand ils l’emploient à des futilités scientifiques, mais il cesse de voir lorsqu’il est frappé par la vraie lumière.
— Pittacus
Long est la nuit pour celui qui veille ; long est le mille pour celui qui est fatigué ; long est le cycle de souffrance pour le fou qui ne connaît pas la vraie loi.
— Le Dhammapada
Le but de la raison est de découvrir la vérité ; c’est donc une grande et funeste erreur que d’employer la raison à dissimuler ou à pervertir la vérité.
