Sagesses du 12 juillet

Le fondement de l’amour est la conscience de chaque être humain de l’unité de la source spirituelle qui demeure en tous les hommes.

1

Tout ce qui unit les hommes est bon et beau ; tout ce qui les divise est mauvais et laid. Chacun connaît cette vérité. Elle est inscrite dans nos cœurs.

2

Quelle souffrance terrible que de savoir que ce qui me fait mal et me retire la vie n’est pas une avalanche ni une bactérie, mais des hommes, mes frères, qui devraient m’aimer et qui semblent me haïr, car ils me font souffrir ! Une personne suicidaire ressent probablement quelque chose d’analogue.

3

Il n’existe aucun genre de faute qu’un homme puisse supporter seul comme punition ; on ne peut pas s’isoler et dire que le mal qui est en soi ne se répandra pas. Nos actes sont comme des enfants qui naissent de nous ; ils vivent et agissent indépendamment de notre volonté.

George Eliot

4

Je suis si convaincu qu’un être humain fait tout par intérêt personnel (bien compris), que je crois que cela est aussi nécessaire à la vie du monde que le sens du toucher l’est à la conservation du corps. Notre « Premier Moteur » a si sagement arrangé les choses qu’il a lié les intérêts d’une partie à ceux des autres, de sorte que nous ne pouvons pas nous faire du bien à nous-mêmes sans en faire à nos voisins.

Lichtenberg

5

Personne ne peut atteindre la vérité seul ; c’est seulement avec la participation de tous, pierre après pierre, pendant des millions de générations, depuis notre ancêtre Adam jusqu’à notre époque, qu’est en train d’être construit un temple assez digne pour devenir la demeure du Dieu Tout-Puissant.

6

La vie de l’homme est un cercle qui se développe de lui-même, lequel, à partir d’un anneau imperceptiblement petit, se précipite de tous côtés vers de nouveaux cercles plus larges, et cela sans fin.

Emerson

7

Tout acte véritable de bienveillance, tout geste d’aide réellement désintéressé, qui n’a donc en vue que le besoin d’autrui, se révèle, à proprement parler, si l’on examine le cas jusque dans ses fondements, être un acte mystérieux et inexplicable, parce qu’il procède d’une conscience mystérieuse de l’unité universelle et défie toute autre explication. En effet, même donner l’aumône, sans avoir la moindre idée d’autre chose que de soulager un besoin écrasant, n’est possible que parce que celui qui donne sait que ce qui lui apparaît sous les traits du malheureux mendiant est son propre soi, car dans ce phénomène étranger il reconnaît son être en soi.

Schopenhauer

Nous sommes séparés extérieurement et unis intérieurement à tous les êtres vivants. Certaines vibrations du monde spirituel nous les percevons, d’autres ne nous sont pas encore parvenues, mais elles viennent, se mouvant comme les vibrations de la lumière des étoiles, que nos yeux ne voient pas encore.