L’amour est la manifestation d’une essence divine intemporelle, et donc l’amour ne se manifeste que dans le présent, maintenant, à chaque instant du présent.
Aimer, en général, signifie faire le bien. C’est ainsi que nous comprenons tous l’amour, et nous ne pouvons pas le comprendre autrement. Et l’amour n’est pas seulement un mot, c’est une action tournée vers le bien des autres. Si une personne décide qu’il vaut mieux pour elle s’abstenir des exigences d’un moindre amour dans le présent, au nom d’une future manifestation d’un amour plus grand, alors elle se trompe elle-même ou trompe les autres, et elle n’aime personne d’autre qu’elle-même. L’amour n’existe pas dans le futur ; l’amour n’est qu’action dans le présent. Une personne qui ne montre pas d’amour dans le présent n’a pas d’amour.
Ne tardons pas à être justes, compatissants et attentifs envers ceux que nous aimons ; n’attendons pas qu’ils soient frappés par la maladie ou menacés par la mort. La vie est courte, et on n’a jamais trop de temps pour rendre heureux les cœurs de ceux qui voyagent avec nous sur ce court chemin. Hâtons-nous d’être bons.
— Amiel
Cache-toi à l’homme malheureux que tu aides, laisse-le jouir de ta charité sans connaître le nom de son bienfaiteur.
— D’après « Devout Thoughts »
Aide les pauvres sans chercher à connaître les raisons de leur pauvreté, afin de ne pas découvrir quelque chose qui pourrait te rendre réticent à aider.
— D’après « Devout Thoughts »
Sois bon, même si le monde te condamne. C’est mieux que d’être loué pour continuer à être mauvais.
— Lodi
L’enseignement de l’Évangile contient une foi simple : la foi en Dieu et son culte, ou, ce qui revient au même, l’obéissance à sa loi. Toute sa loi tient en une seule chose : aimer son prochain. Aimer son prochain comme soi-même signifie obéir à la loi et être heureux dans l’accomplissement de la loi ; inversement, mépriser et haïr son prochain signifie tomber dans le ressentiment et l’obstination.
— Spinoza
Il y a deux sortes d’amour. La première consiste à aimer simplement les autres, sans aimer en eux la source spirituelle universelle. La seconde consiste à n’aimer qu’une seule chose en chacun : la source spirituelle universelle. La différence entre le premier et le second amour est que, dans le premier cas, je n’aimerai les gens que tant que je les trouverai agréables. Dans le second cas, en revanche, lorsque j’aime l’essence des personnes, que toutes partagent, je les aimerai même lorsqu’elles me seront désagréables. Dans le premier cas, nous changeons sans cesse les objets de notre amour, nous changeons de femmes, d’amis, de maris, etc., puisque les personnes que nous aimons changent toujours, et nos sentiments à leur égard changent donc aussi. Dans le second cas, plus nous nous développons moralement, plus nous en venons à aimer la source spirituelle divine, que nous commençons à percevoir avec une clarté toujours plus grande en chacun.
— Fyodor Strakhov
Il est douloureux de se rappeler que tu aurais pu accomplir un acte charitable et ne l’as pas fait, que tu as irréparablement et pour toujours privé une personne de l’aide qu’elle attendait de toi, et que tu t’es privé toi-même de la joyeuse conscience d’avoir accompli ton devoir.
