Plus une personne se libère du besoin de plaire aux autres et de la vanité, plus il lui est facile de servir Dieu, et réciproquement.
Ne conduis pas ta vie d’une certaine manière simplement pour impressionner les autres, mais de façon à penser du bien de toi-même.
— Lucy Mallory
Les mêmes défauts qui, chez autrui, sont lourds et insupportables, ne pèsent rien en nous — nous ne les sentons pas ; quand certains parlent d’une autre personne en la présentant de manière terrible, ils ne se rendent pas compte qu’ils se décrivent eux-mêmes. Rien ne corrigerait plus vite nos défauts que si nous avions la force de nous voir dans les autres. En voyant nos défauts à une telle distance, tels qu’ils sont réellement, nous les haïrions autant qu’ils le méritent.
— La Bruyère
La consolation des gens de bien réside dans leur conscience, et non dans ce que disent les autres.
L’être humain a un désir irrésistible de croire que personne ne peut le voir lorsqu’il ne voit lui-même rien — comme les enfants qui ferment les yeux pour ne pas être vus. Il est très utile d’imaginer l’impression que notre vie et nos actes produisent sur les autres.
Le moyen le plus rapide et le plus sûr de passer pour une personne vertueuse est de travailler sur soi afin de le devenir. Examine toutes les vertus, et tu verras qu’elles grandissent toutes par l’effort et la pratique.
— Dialogues socratiques
Les gens critiquent celui qui se tait ; ils critiquent celui qui parle beaucoup ; et ils critiquent même celui qui parle peu. Il n’y a pas une seule personne que les gens ne critiqueraient pas.
— Le Dhammapada
La pudeur est un trait louable chez une personne : celui qui est timide ne se précipite pas vers le péché.
— Le Talmud
Ne te cherche jamais d’excuses.
Préfère un étranger qui aime la vérité à tes voisins qui ne la respectent pas.
— Demophilus
Dirais-tu qu’une personne qui considère que son bonheur consiste dans ses enfants, dans ses amis, dans des choses fragiles et périssables est heureuse ? Tout son bien-être peut s’effondrer d’un instant à l’autre. Ne t’appuie que sur toi-même et sur la Divinité.
— Demophilus
La vanité est un sentiment le plus incompatible avec la vraie douleur, et pourtant ce sentiment fait tellement partie de la nature humaine que même une douleur très intense parvient rarement à l’en chasser. Dans la douleur, la vanité s’exprime par le désir de paraître soit affligé, soit malheureux, soit ferme ; et ces bas désirs, que nous refusons d’avouer, mais qui nous quittent presque jamais — même dans les moments de grand chagrin — nous privent de la sympathie que nous éprouvons naturellement devant la douleur d’un prochain.
Il y a une part de vanité jusque dans les actes les plus bienveillants, un désir d’être loué par les autres. Ce désir n’est inoffensif que lorsqu’une personne peut se dire qu’elle ferait la même chose même si ses actes recevaient du blâme au lieu de l’éloge.
