Rien n’est plus attrayant que l’humilité unie à la bonté. Mais il faut la chercher : elle ne se parade pas.
Ahab dit à l’homme qui le suivait en criant des insultes : « Si tu as encore quelque chose à dire contre moi, dis-le avant que nous n’entrions dans la ville, sinon d’autres personnes l’entendront et t’attaqueront. »
— Sagesse égyptienne
Une querelle s’éleva aussi parmi eux : lequel d’entre eux devait être regardé comme le plus grand. Il leur dit : « Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent l’autorité sur elles se font appeler “bienfaiteurs”. Mais il n’en est pas ainsi pour vous. Au contraire, que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Car lequel est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. »
— Luc 22:24–27
Un hiver, François marchait avec frère Léon de Pérouse à Portiuncula. Il faisait si froid qu’ils grelottaient. François appela frère Léon, qui marchait devant lui, et lui dit : « Oh, frère Léon, que Dieu accorde que nos frères donnent l’exemple d’une vie sainte dans le monde entier ; écris pourtant qu’il n’y a pas de joie parfaite en cela. » Après avoir marché un peu plus loin, François appela de nouveau frère Léon : « Et écris aussi, frère Léon, que si nos frères commencent à guérir les malades, à chasser les démons, à rendre la vue aux aveugles ou à ressusciter ceux qui sont morts depuis quatre jours — écris que là non plus il n’y aurait pas de joie parfaite. » Et, après avoir encore marché, François dit à Léon : « Écris aussi, frère Léon, que si nos frères connaissaient toutes les langues, toutes les sciences et toutes les Écritures, s’ils prophétisaient non seulement l’avenir, mais connaissaient aussi tous les mystères de la conscience et de l’âme — écris que là non plus il n’y aurait pas de joie parfaite. » Après avoir marché encore un peu, François appela de nouveau frère Léon et lui dit : « Écris aussi, agneau de Dieu, que si nous apprenions à parler la langue des anges, si nous comprenions les mouvements des étoiles et si tous les trésors de la terre nous étaient révélés, et si nous pénétrions tous les mystères de la vie des oiseaux, des poissons, de tous les animaux, des hommes, des arbres, des pierres et des eaux — écris que cela non plus ne nous donnerait pas la joie parfaite. » Puis François appela de nouveau frère Léon et lui dit : « Écris aussi que si nous étions de tels prédicateurs que nous pouvions convertir tous les païens au christianisme — écris que là non plus il n’y aurait pas de joie parfaite. » Alors frère Léon dit à François : « Alors quoi, frère François, qu’est-ce que la joie parfaite ? » Et François répondit : « Voici : si, lorsque nous arrivons à Portiuncula sales, trempés, engourdis par le froid et affamés, et que nous demandons au portier de nous laisser entrer, le portier répond : “Pourquoi vagabondez-vous ainsi à travers le monde, tentant les gens, volant les aumônes des pauvres ? Allez-vous-en !” et ne nous ouvre pas les portes. Et si alors nous ne nous offensons pas mais pensons avec humilité et amour que le portier a raison, que Dieu lui-même l’a poussé à nous traiter ainsi, et que, trempés, mouillés et affamés, nous passons la nuit dans la neige et l’eau sans nous plaindre du portier, alors, frère Léon, alors seulement il y aura la joie parfaite. »
La raison pour laquelle les fleuves et les mers dominent les vallées par lesquelles ils passent est qu’ils sont plus bas qu’elles. C’est pourquoi un homme saint qui veut être plus haut que les gens doit devenir plus bas qu’eux. S’il veut les guider, il doit être derrière eux. Ainsi, même si un homme saint se tient au-dessus du peuple, le peuple ne le sent pas. S’il se tient devant le peuple, le peuple ne le voit pas et n’en souffre pas. Il ne discute avec personne et personne, dans le monde, ne discute avec lui. C’est pourquoi le monde le loue toujours.
— Laozi
Un sage fut informé que les gens le croyaient mauvais. Il répondit : « C’est bien qu’ils ne sachent pas tout de moi ; sinon, ils auraient de pires choses à dire. »
Évite de te juger et, surtout, de te comparer aux autres. Compare-toi seulement à la perfection.
