Sagesses du 31 mai

La vie est la conscience de ton essence divine contenue dans des limites.

1

La seule certitude immédiate est la certitude de la conscience.

Descartes

2

Berkeley et Fichte ont raison, et Emerson aussi : le monde n’est qu’apparence de quelque chose ; les contes et les légendes sont aussi vrais que l’histoire naturelle — même davantage, puisqu’ils sont des apparences plus intelligibles. La seule chose qui existe véritablement est l’âme. Qu’est donc tout le reste ? Une ombre, un déguisement, une image, une apparence et un rêve. Nous ne pouvons percevoir que le spirituel. Le monde est une sorte de jeu, dont le but est l’éducation et la croissance de l’âme. La conscience est un univers, et son soleil est l’amour.

D’après Amiel

3

Il y a sous mes pieds une terre gelée et solide, autour de moi d’immenses arbres, au-dessus de ma tête un ciel couvert, je sens mon corps et je suis plongé dans la pensée — et pourtant, je sais et je sens de tout mon être que cette terre dure et gelée, les arbres, le ciel, mon corps et mes pensées sont tous accidentels, qu’ils ne sont qu’un produit de mes cinq sens, une représentation, un monde de ma création, que tout est ainsi seulement parce que je constitue cette partie du monde et non telle autre. Je sais que si je mourais, tout cela ne disparaîtrait pas mais changerait de forme, comme une scène change au théâtre : des buissons et des rochers deviennent des palais, des tours, etc. La mort produira en moi une telle transformation, tant que je ne serai pas complètement détruit mais que j’entrerai dans un autre être, séparé du monde d’une autre manière. À présent, je considère mon corps avec mes sens comme moi-même, mais plus tard quelque chose d’autre sera séparé en moi d’une façon complètement différente. Et alors le monde, qui restera le même pour ceux qui y vivent, deviendra différent pour moi. Après tout, le monde n’est tel qu’il est que parce que je considère une séparation particulière du monde comme ce qui constitue mon être. Mais le monde peut être séparé en d’innombrables êtres.

4

Cherche Dieu dans ton propre cœur, tu ne le trouveras nulle part ailleurs.

Almanzor

5

Notre vie est la perception de notre être comme âme éternelle, infinie, c’est-à-dire intemporelle et hors de l’espace, limitée par les conditions des phénomènes temporels et spatiaux.

La conscience humaine est la conscience de la divinité.