La compassion envers les animaux est si naturelle en nous que ce n’est que par l’habitude, la tradition ou la suggestion que nous pouvons devenir insensibles à la souffrance et à la mort des animaux.
La compassion envers les animaux est si étroitement liée à la bonté de caractère qu’on peut affirmer avec confiance que celui qui est cruel envers les animaux ne peut pas être une bonne personne. La compassion envers les animaux et la bienveillance envers les hommes procèdent de la même source. Ainsi, par exemple, lorsqu’une personne sensible se rappelle que, dans un mauvais état d’esprit, irritée ou ivre, elle a battu son chien, son cheval ou son singe — sans qu’ils l’aient mérité, sans raison, ou en leur causant trop de douleur — elle éprouve le même mécontentement envers elle-même que si on lui rappelait une offense infligée à un être humain ; et c’est là, dans ce cas, ce que nous appelons la voix punitive de la conscience.
— Schopenhauer
Crains Dieu, ne torture pas les animaux. Emploie-les tant qu’ils sont prêts à te servir, laisse-les partir lorsqu’ils sont fatigués, et donne abondamment à manger et à boire aux sans-voix.
— Muhammad
On ne peut obtenir de la viande sans nuire aux animaux, et tuer des animaux entrave le chemin vers la félicité. Qu’un être humain s’abstienne donc de manger de la viande.
— Manusmriti
Un être humain n’est pas supérieur aux autres animaux parce qu’il peut les torturer sans pitié, mais parce qu’il les prend en pitié.
— Dhammapada
Ne laisse pas tes enfants tuer des insectes : c’est le premier pas vers l’homicide.
— Pythagore
Les joies que donnent à l’être humain les sentiments de pitié et de compassion pour les animaux le dédommagent largement des plaisirs auxquels il renoncerait en cessant de chasser et de consommer de la viande.
