Sagesses du 11 août

De même que l’être humain meurt seul, il vit aussi toujours seul sa vie spirituelle intérieure.

1

Le pays le plus heureux est toujours celui qui dépend de peu d’importations, voire d’aucune ; de même, l’homme le plus heureux est celui qui se contente de ses richesses intérieures et qui n’exige que peu ou rien de l’extérieur pour exister. Les importations sont coûteuses, elles rendent dépendant, comportent leurs propres risques, suscitent le mécontentement et finissent par constituer un mauvais substitut à ce qui pourrait être produit chez soi. D’une manière générale, il ne faut pas attendre grand-chose des autres, en quoi que ce soit. Ce que quelqu’un peut être pour un autre est limité dans un cadre très étroit. En fin de compte, chacun sera laissé à lui-même, et la seule question est de savoir avec qui l’on reste lorsque l’on est seul.

Schopenhauer

2

Chaque fois que quelque chose de désagréable nous arrive ou que nous rencontrons des difficultés, nous avons tous tendance à en accuser les autres ou le destin, au lieu de comprendre que si quelque chose d’extérieur, hors de notre contrôle, devient pénible ou difficile pour nous, alors la cause de notre mécontentement se trouve en nous-mêmes.

Épictète

3

Ce qu’un homme fait, voilà ce qu’il possède. Qu’il ne considère aucun bien comme solide, sinon celui qui est dans sa nature et qui doit croître en lui tant qu’il existe.

Emerson

4

Tu commets toi-même le péché, tu trames toi-même le mal, tu fuis toi-même le péché, tu purifies toi-même tes intentions ; tu es toi-même mauvais ou pur, nul autre ne peut te sauver.

Le Dhammapada

5

L’illusion la plus commune et la plus nuisible chez les hommes est de croire que quelque chose peut entraver leur liberté et leur bien.

6

L’homme demande de l’aide aux autres ou à Dieu ; mais personne ne peut l’aider, sinon lui-même, car la seule chose qui puisse l’aider est de mener une vie bonne. Et cela, lui seul peut le faire.

Chaque être humain possède une profondeur de vie intérieure dont l’essence ne peut être communiquée à autrui. Parfois, on souhaite la partager. Mais on sent aussitôt qu’il est impossible de la transmettre pleinement à une autre personne.

Ce besoin est le besoin de communiquer avec Dieu. Établis cette communion et n’en cherche pas d’autre.