Sagesses du 29 avril

Un être humain peut accomplir sa vocation aussi bien dans la maladie que dans la santé.

1

Si un être humain n’avait aucun doute sur l’indestructibilité de sa vie après la mort, il considérerait toutes les maladies comme des choses qui le rapprochent du passage d’une vie à l’autre — passage plus désirable que pénible — et il supporterait la douleur de la maladie comme nous supportons la douleur d’un travail pénible, sachant qu’elle se termine par quelque chose de bon. Au moment de la souffrance, nous aurions une explication de ce qui nous arrive et nous nous préparerions à notre nouvel état.

2

On pense d’ordinaire qu’on ne peut servir Dieu et être utile aux autres que lorsque l’on est en bonne santé. Ce n’est pas vrai. Bien souvent, c’est même l’inverse. Le Christ a le plus servi Dieu et les hommes lorsqu’il mourait sur la croix, quand il pardonnait à ceux qui le tuaient. Tout malade peut faire de même. Et on ne peut pas dire quel état, la santé ou la maladie, est le plus apte à servir Dieu et les hommes. [reddit](https://www.reddit.com/r/Christianity/comments/1nb6p2c/what_did_jesus_dying_on_the_cross_do/)

3

Depuis que les hommes pensent, ils ont compris que rien n’aide autant la vie morale que le souvenir de la mort. Mais ce qui est faux, c’est la direction prise par la médecine : au lieu de se concentrer sur le soulagement de la souffrance, elle vise à délivrer les hommes de la mort et leur enseigne à espérer cette délivrance, à repousser d’eux les pensées de la mort, ce qui leur enlève ainsi le principal motif d’une vie morale. [discovery](https://www.discovery.org/a/25131/)

4

On a besoin de plus de santé et de force seulement pour soi-même, pour se servir soi-même ; mais pour servir Dieu, ce n’est pas seulement inutile, c’est souvent le contraire.

5

Comme il arrive souvent que, lorsque nous parlons avec des personnes malades, nous oublions que ce dont elles ont surtout besoin, ce n’est pas qu’on leur cache l’approche de leur mort, mais au contraire qu’on les appelle à prendre conscience de leur nature spirituelle et croissante, divine, qui n’est soumise ni à la diminution ni à la mort.

La maladie, en détruisant la force corporelle, libère presque toujours la force spirituelle. Et pour un être humain qui a transféré sa conscience dans le domaine spirituel, elle ne lui enlève pas le bien ; au contraire, elle l’accroît.