Sagesses du 28 avril

Le travail est une condition indubitable du bonheur : d’abord le travail autonome que l’on aime faire, et ensuite le travail physique, qui donne de l’appétit et un sommeil profond et apaisant.

1

La vie des bergers arcadiens et notre chère vie de cour sont également absurdes et contraires à la nature, quoique séduisantes. Car il ne peut jamais y avoir de vrai plaisir là où le plaisir est transformé en travail. Ce ne sont que les moments de repos arrachés au travail, rares, brefs et non planifiés, qui sont vraiment agréables et utiles.

Kant

2

Le travail physique n’exclut pas seulement la possibilité du travail intellectuel ; au contraire, il le rend plus digne et même l’encourage.

3

Le travail physique est le devoir et le bonheur de tous ; le travail de l’intellect et de l’imagination est un travail réservé, qui ne devient devoir et bonheur que pour ceux qui y sont appelés. Un appel ne peut être reconnu et prouvé que par le sacrifice de la paix et du bien-être que le savant ou l’artiste fait pour se consacrer à sa vocation.

4

Le loisir éternel aurait dû être compté parmi les tourments de l’enfer ; mais, au contraire, il a été placé parmi les joies du paradis.

Montesquieu

5

Même dans les formes les plus humbles de travail, toute l’âme d’un homme se rassemble dans une sorte d’harmonie réelle, dès l’instant où il se met à l’œuvre ! Le doute, le désir, la tristesse, le remords, l’indignation, le désespoir lui-même, tous ces chiens de l’enfer assiègent l’âme du pauvre journalier, comme celle de tout homme ; mais il se dresse avec courage contre sa tâche, et tout cela se tait, tout cela se retire en murmurant au loin dans ses cavernes. L’homme est maintenant un homme.

Carlyle

6

Le travail est un besoin, dont la privation est souffrance et non vertu. Considérer le travail comme un mérite est aussi anormal que de considérer la nourriture humaine comme un mérite et une vertu.

Si tu veux être de bonne humeur, travaille jusqu’à être fatigué, mais pas épuisé. Un bon état d’esprit est toujours troublé par l’oisiveté et rarement par le surmenage.